2026
Caroline croit au temps long, à la construction et à la transmission. C’est peut-être pour cela qu’elle a passé 15 ans dans le même cabinet de conseil avant de changer d’employeur. « J’ai osé partir, quitter ma première boîte, où j’avais commencé comme stagiaire et étais devenue manager d’une équipe », se souvient-elle. « Mais j’avais envie de bouger et c’était le bon moment dans ma vie professionnelle comme personnelle. La fin d’un cycle », ajoute-t-elle. Direction La Banque Postale, le même écosystème que ses missions de consultante, mais un environnement très différent.

« Il m’a fallu réapprendre, retrouver une place, gagner la confiance, dans une grande structure, avec des codes différents, des processus de décisions plus longs … », raconte Caroline. « Mais quel plaisir ! », ajoute-t-elle tout de suite. « Élargir mon horizon avec des acteurs qui font plein de métiers, dans un environnement avec beaucoup d’expertise, un sens fort de l’’intérêt général et orienté client… Je ne me doutais pas que cela me ferait autant de bien d’évoluer ailleurs », souligne-t-elle.
Le virus du changement était contracté. Deux ans plus tard, une nouvelle proposition arrive, toujours dans le monde de la banque et du secteur public. « J’ai vraiment hésité. D’abord parce que c’était rapide, ensuite parce que j’étais enceinte », sourit Caroline. « J’ai osé l’annoncer, et Sfil a osé m’embaucher », ajoute-t-elle. La condition nécessaire : « le soutien de mon compagnon », souligne-t-elle. Bilan : « Je découvre tous les maillons de la chaîne bancaire. Je me déplace régulièrement, je garde ainsi une attache avec le terrain, avec nos clients finaux, les collectivités locales et les hôpitaux qui empruntent pour financer les services publics. J’adore cela ».
Le virus du changement, quant à lui, s’est installé. « Avec les carrières professionnelles qui s’allongent, peut-être qu’un jour je changerai complétement de domaine. Ces mouvements m’ont montré que je peux trouver ma place ailleurs. C’est agréable », conclut Caroline. Un conseil pour celles et ceux qui seraient face à un choix ? « Ne jamais hésiter à prendre l’avis de ses proches pour faire mûrir sa réflexion. Ils nous connaissent bien, c’est très utile », affirme-t-elle. Et encore ? « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions. On peut pousser une porte, et si on se rend compte que ce n’est pas vraiment ce qu’on veut, on en poussera une autre », assure-t-elle.

Ses sources d’inspiration
