2026

« Croire en soi et écouter son instinct »

C’est le conseil que donnerait Lucile Le Bouedec à de jeunes collaborateurs qui, comme elle, en début de carrière, ne se sentiraient plus complétement alignés avec leur poste ou son environnement. Et pourtant, quitter son premier employeur, « c’est le saut dans l’inconnu », se souvient-elle. D’autant que Lucile, qui a rejoint la Sfil en alternance fin 2020, avait « bénéficié d’un management très bienveillant » dans le contexte très particulier des confinements successifs. « Des moments pas faciles pour débuter mais qui se sont très bien passés grâce à des managers qui m’ont accompagnée, qui m’ont porté beaucoup d’attention ».

Lucile, diplômée de Sciences Po Rennes, a ainsi passé trois ans à la direction technologie et organisation (DTO), en charge des process, avant de rejoindre la direction de la transformation. « L’appui que m’a fourni le management sur ces premiers postes s’est révélé capital. Cela m’a permis d’affermir ma confiance en moi et m’a donné l’élan pour bouger ». Au bout de quatre ans, Lucile a eu en effet « envie de voir autre chose ».

« Une décision difficile à prendre parce qu’on a un lien particulier avec sa première entreprise », explique-t-elle. « Cela me semblait un peu une gageure de trouver un nouveau poste avec autant de sens, de valeur et de missions intéressantes ».

Oser répondre à l’appel du changement

Et pourtant, l’envie de changer l’emporte. « J’ai participé à un Forum Mobilité organisé par le groupe Caisse des dépôts qui nous présentait les différentes filiales et les postes ouverts », raconte Lucile.

Une offre de la SCET, cabinet de conseil rattaché à la Banque des Territoires, attire son attention. En septembre 2024, Lucile rejoint cette structure comme « chargée de performance ». Une création de poste. « J’étais toute seule au départ. Un vrai défi pour moi qui avait apprécié le travail en équipe. Il a fallu que je sois très rapidement autonome ».

Aujourd’hui, Lucile est devenue manager. Ses missions se sont élargies, ses sujets aussi. « Je travaille sur des projets transversaux qui touchent aux process, mais aussi à la RSE ou à l’IA », souligne-t-elle. Le tout, dans un univers différent, de jeunes consultants.

Si elle avait un message à transmettre à ceux qui hésiteraient devant un tel mouvement ? « Je leur dirais qu’on a tous les capacités de changer, que ce soit pour exercer un poste équivalent dans une autre entreprise ou pour opérer des bifurcations professionnelles plus importantes. Si l’envie est là, il faut écouter cette petite voix en nous et, peut-être, ne pas trop se poser de questions. Il y a toujours des personnes pour nous aider à l’atterrissage ! ».