2026

« On ose, puis on découvre qu’on a les ressources en soi »

C’est ce qui est apparu à Iris. Une « bonne surprise », souligne-t-elle, après avoir accepté un poste où « tout, absolument tout, était nouveau. Un vrai défi ! ». Après 13 ans au sein de la Caisse des dépôts en tant que juriste, Iris a pris, en novembre dernier, le poste de « directrice juridique Financements » à la Sfil. « Une nouvelle entité, une nouvelle équipe, de nouveaux dossiers, de nouveaux process et, de surcroît, un poste de management. Tout est une découverte», explique-t-elle.

« Chaque jour est différent ». C’est stimulant mais cela peut faire peur, de loin. « Rassurons-nous, nous avons les outils en soi. Nous pouvons compter sur notre formation, notre expérience, nos expertises, notre ouverture d’esprit. C’est dans ces moments de grands changements que nous prenons conscience que nous avons les ressources en nous, quels que soient nos doutes préalables», souligne-t-elle.

Oser s’inspirer d’autres parcours féminins

Qu’est-ce qui a mené Iris à oser franchir le pas ? « D’abord, une envie de nouveauté, même si je n’avais pas d’idée précise sur la suite ». « Puis, ce qui a déclenché le mouvement, c’est de me sentir prête, prête dans ma vie professionnelle mais aussi par rapport à ma vie personnelle », explique-t-elle. Ses enfants, à qui elle « ne demandait pas l’autorisation », la lui ont néanmoins donnée. « Tous les feux étaient au vert », résume-t-elle.

Autre facteur déterminant : son entourage professionnel, et en particulier « des femmes qui avaient osé ». « J’ai l’immense chance d’avoir croisé des profils féminins qui m’ont guidée dans mes choix professionnels », déclare-t-elle. « C’est très important pour nous les femmes, qui sommes souvent très critiques envers nous-même, de bénéficier de l’appui et de l’exemple d’autres femmes, une sorte de mentorat féminin », estime Iris.

Alors, au bout de quelques mois, comment vit-elle le changement ? « C’est bien, ça bouscule ! », s’exclame-t-elle. « Un nouveau cadre, de nouveaux axes, nous mènent à nous réinterroger sur la façon de travailler. Et également à réfléchir à ce qu’on peut apporter à la nouvelle équipe », explique-t-elle. « On apprend aussi sur soi, sur nos forces, nos préférences, nos limites. On apprend à trouver une forme de satisfaction dans nos petites victoires ».

Un conseil pour des femmes qui se retrouveraient face à un tel choix ? « Ma devise a toujours été de privilégier les remords aux regrets. Si l’envie est là, si elle est forte et qu’on se sent prêt, il faut peser le pour et le contre, bien sûr, puis il faut se lancer », encourage Iris.