Le présent document a pour objet d'exposer l'activité de la société au cours de l’exercice 2025, conformément aux dispositions de l'article L.451-1-2 du Code monétaire et financier, et de l'article 222-3 du règlement général de l'Autorité des marchés financiers. Il est déposé auprès de l'AMF selon les modalités prévues par le règlement général, et est disponible sur le site de l'émetteur.
La Caisse Française de Financement Local (ci-après dénommée Caffil), créée le 29 décembre 1998 pour une durée de 99 ans, est un établissement de crédit dont l’activité est le refinancement de crédits à des entités du secteur public français grâce à l’émission de titres obligataires sécurisés également appelés obligations foncières.
Cet établissement de crédit spécialisé a été agréé en qualité de société de crédit foncier par le Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (aujourd’hui intégré à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution – ACPR) lors de sa séance en date du 23 juillet 1999. L’agrément est devenu définitif le 1er octobre 1999. Le 31 janvier 2013, la société a adopté le nom de Caisse Française de Financement Local en remplacement de Dexia Municipal Agency lors de la cession de son actionnaire unique Sfil (anciennement dénommée Société de Financement Local) à la République française (ci-après dénommée « l’État »), au groupe Caisse des Dépôts et à La Banque Postale.
En tant qu’établissement de crédit, Caffil est assujettie à l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires qui s’appliquent aux établissements de crédit. Elle effectue à titre de profession habituelle des opérations de banque.
Caffil est une société anonyme à directoire et conseil de surveillance dont le siège social se situe au 112-114, avenue Émile Zola – 75105 Paris.
Du fait de sa nature de société de crédit foncier, les opérations de Caffil sont spécialisées et portent sur un objet exclusif, tel que précisé dans les articles L.513-2 et suivants du Code monétaire et financier. Dans le cas de Caffil, cette spécialisation limite l’activité exclusivement aux expositions sur des personnes publiques, ou entièrement garanties par elles, comme le précise son agrément du 1er octobre 1999, ainsi que ses propres statuts.
Les sociétés de crédit foncier émettent des obligations garanties, dénommées « obligations foncières » et peuvent contracter d’autres dettes sécurisées, négociables ou non sur les marchés réglementés. Tous ces instruments sont caractérisés par le privilège légal qui affecte en priorité les sommes provenant du portefeuille d’actifs en couverture (cover pool) de la société au service du paiement de leurs intérêts et de leurs remboursements. Les sociétés de crédit foncier peuvent également émettre ou contracter des dettes non sécurisées.
Les obligations émises par Caffil bénéficient du label « obligation garantie européenne (de qualité supérieure) » ou « European Covered Bond (Premium) ».
Les sociétés de crédit foncier sont régies par les dispositions des articles L.513-2 à L.513-27 et R.513-1-A à R.513-18 du Code monétaire et financier. Ces textes de loi sont complétés par les textes réglementaires suivants :
Outre les lois et règlements décrits ci-dessous, Caffil est soumise aux mêmes obligations de reporting et de respect des ratios de liquidité vis-à-vis du régulateur que les établissements de crédit. Le suivi de la solvabilité (ratios de solvabilité, grands risques et levier) est réalisé sur une base consolidée au niveau de sa société mère Sfil.
Le tableau ci-après décrit les principales dispositions du cadre légal et réglementaire français, intégrant les dispositions européennes sur les covered bonds pour les sociétés de crédit foncier et leur application à Caffil.
Principales dispositions | Application à Caffil |
|---|---|
Cadre légal de fonctionnement des sociétés de crédit foncier : | |
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Définition des actifs éligibles aux sociétés de crédit foncier : |
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Privilège légal : |
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Autres dispositions : |
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Les autres articles du Code monétaire et financier précisent les modalités de gestion et de contrôle des sociétés de crédit foncier. Ils sont disponibles sur le site web de la société (http://www.Caffil.fr) ou sur le site officiel de Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr/).
Au niveau européen, les covered bonds sont définis et encadrés par :
Les obligations garanties émises après le 8 juillet 2022 qui sont conformes à la directive covered bonds peuvent se voir attribuer le label « obligation garantie européenne » (ou European covered bond). Si elles sont par ailleurs conformes à l’article 129 du CRR, elles peuvent également demander à bénéficier du label « obligation garantie européenne (de qualité supérieure) » (ou European covered bond (Premium)).
Les obligations garanties émises avant le 8 juillet 2022, si elles sont conformes à l’article 52-4 de la directive UCITS sur les dispositions législatives, réglementaires et administratives concernant certains organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), peuvent continuer à être qualifiées d’obligations garanties. Les investisseurs détenant ces obligations peuvent continuer à bénéficier des mêmes avantages financiers et réglementaires que les émissions labellisées.
L’ensemble des émissions de Caffil est conforme aux exigences de la nouvelle directive covered bonds, de l’article 129 du CRR et de l’article 52-4 de la directive UCITS. À ce titre, les obligations foncières émises après le 8 juillet 2022 qui sont labellisées « obligation garantie européenne (de qualité supérieure) » et les obligations foncières émises avant cette date bénéficient toutes du meilleur traitement prudentiel possible, et notamment d’une pondération préférentielle de 10 % pour le calcul du ratio de solvabilité selon la méthode standard (compte tenu de leur notation actuelle).
Les obligations foncières actuelles et futures émises par Caffil respectent également les conditions d’éligibilité aux opérations de refinancement de la Banque centrale européenne.
Par ailleurs, l’ensemble des obligations foncières émises sur la base du cover pool de Caffil bénéficie du Covered Bond Label. Ce label, créé en 2012 par l’ECBC (European Covered Bond Council), vise à améliorer la qualité de l’information financière et la transparence du marché européen des covered bonds. Pour se conformer aux exigences de ce label, Caffil s’est engagée à respecter les directives susmentionnées ainsi qu’un haut niveau de transparence dans sa communication auprès des investisseurs. L’ensemble des informations détaillées relatives aux émissions et au cover pool de Caffil est accessible via le site du Covered Bond Label(1). Un reporting trimestriel standardisé (Harmonised Transparency Template – HTT) utilisé par tous les bénéficiaires du label y est présenté.
Le capital de Caffil est détenu à 100 % par Sfil. Détenue à hauteur de 99,99 % par la Caisse des Dépôts, son actionnaire de référence, depuis le 30 septembre 2020, Sfil est un établissement de crédit agréé par l’ACPR. L’État a conservé une action ordinaire. L’actionnariat de Sfil est donc intégralement public, reflétant les missions qui lui ont été confiées par l’État.
Sfil est également l’établissement gestionnaire de Caffil, conformément à l’article L.513-15 du Code monétaire et financier.
Caffil et sa société mère, Sfil, constituent un élément clé du dispositif de financement des collectivités locales et des hôpitaux publics français mis en place par l’État en 2013, élargi depuis fin 2024 au financement des établissements publics français et des personnes publiques françaises sui generis. Ce dispositif repose sur une activité commerciale développée par La Banque Postale depuis 2013 et par la Caisse des Dépôts via la Banque des Territoires depuis fin 2022, dont Caffil assure le refinancement.
Depuis 2015, l’État a confié à Sfil et à Caffil une seconde mission consistant à refinancer les grands crédits à l’exportation (i.e d’un montant minimal de 70 millions d’euros) avec la garantie de l’État et élargie depuis fin 2024 aux opérations présentant un intérêt français et bénéficiant d’une garantie émise par d’autres agences de crédit‑export de l’Union européenne ou des bailleurs multilatéraux.
L’objectif est de faire bénéficier des meilleures conditions de financement aux collectivités locales et hôpitaux publics français ainsi qu’aux crédits à l’exportation, grâce à une notation de premier rang et à une maîtrise des risques irréprochable.
Le groupe Sfil, pleinement intégré au groupe Caisse des Dépôts, est au cœur du dispositif dont l’objectif est de garantir au secteur public local français (collectivités locales, hôpitaux publics, établissements publics et personnes publiques sui generis) un accès pérenne et performant au financement bancaire à long terme.
Dans ce cadre, Caffil finance les investissements des collectivités locales et des hôpitaux publics au travers de deux partenariats avec La Banque Postale et la Caisse des Dépôts qui font l’objet de convention de cession. Ces dispositifs présentent les caractéristiques communes suivantes :
Ces partenariats permettent à Caffil de conserver la maîtrise de son risque de crédit :
De manière plus spécifique, les prêts commercialisés par La Banque Postale :
Pour leur part, les prêts commercialisés par la Banque des Territoires :
La seconde mission de Sfil consiste à assurer le refinancement des contrats à l’exportation présentant un intérêt français et couverts par des agences de crédit‑export de l’Union européenne ou des bailleurs multilatéraux. L’objectif de cette mission est d’améliorer la compétitivité des financements associés aux exportations françaises, selon un schéma de refinanceur public qui existe également dans plusieurs pays de l’OCDE, et ce en s’appuyant sur les excellentes capacités de financement du groupe sur les marchés financiers internationaux.
Dans ce cadre, Sfil a organisé au travers de conventions bilatérales sa relation avec la quasi‑totalité des banques actives sur le marché du crédit‑export français. Sfil peut ainsi acquérir une partie de la participation de chacune de ces banques à un crédit à l’exportation (maximum 95 % de cette participation en fonction de la taille des transactions et du nombre de prêteurs impliqués dans la transaction).
Chacune de ces acquisitions est refinancée par Caffil au travers de l’octroi de prêts de refinancement à Sfil, comme détaillé ci-dessous.
Le dispositif fonctionne de la manière suivante :
Caffil finance ces prêts en émettant des obligations foncières. Lorsque ces contrats de crédit-export sont éligibles au Green, Social and Sustainability Bond Framework, ils sont refinancés par des obligations vertes, sociales ou durables (cf. la section 1.3.3 Émission d’obligations foncières).
Au 31 décembre 2025, les opérations financées par Sfil sont intégralement couvertes par Bpifrance Assurance Export, l’agence de crédit‑export agissant au nom, pour le compte et sous le contrôle de la République française en vertu de l’article L.432‑2 du Code des assurances.
Afin de refinancer ses deux activités, Caffil émet des covered bonds sous la forme d’émissions publiques benchmark et sous forme de placements privés, notamment sous le format de registered covered bonds, adaptés à sa très large base d’investisseurs. Ces instruments se caractérisent par le privilège légal qui affecte en priorité les sommes provenant du portefeuille d’actifs en couverture détenus par Caffil au service du paiement de leurs intérêts et de leur remboursement.
Les obligations foncières émises par Caffil bénéficient du label d’obligation garantie européenne (de qualité supérieure) ou European Covered Bond (premium).
Les obligations foncières constituent la principale source de financement de Caffil.
Par ailleurs, Caffil émet depuis 2019 des obligations foncières vertes et sociales afin d’accompagner ses clients dans leurs investissements en faveur de la transition écologique et de la cohésion sociale. Ces émissions sont encadrées par le Green, Social and Sustainability Bond Framework d’octobre 2022 du groupe Sfil. La version actualisée de novembre 2024 de ce programme vise à inclure tous les domaines clés des investissements verts et sociaux des collectivités locales et des hôpitaux publics français.
Caffil a déjà réalisé des émissions sociales pour financer le secteur des hôpitaux publics français dans un programme distinct de Sfil, le Social Note Framework. Celui‑ci reste applicable à toutes les obligations précédemment émises sous ce programme, et demeure accessible publiquement.
Caffil ne fait pas usage de la possibilité d’émettre des titres dont la date de maturité est prorogeable. Toutes les émissions en vie de Caffil ont une date de maturité contractuelle fixée ; il n’est pas envisagé de modifier cette pratique.
Le rôle de Sfil vis-à-vis de Caffil consiste essentiellement à :
En complément des engagements pris par la Caisse des Dépôts en tant qu’actionnaire de référence de Sfil, Sfil a signé une déclaration de soutien à l’intention de Caffil le 5 novembre 2020 : « Depuis le 31 janvier 2013, Sfil est l’actionnaire de référence de la Caisse Française de Financement Local, société de crédit foncier soumise aux dispositions des articles L.513-2 et suivants du Code monétaire et financier, et détient 99,99 % de son capital. Sfil continuera de jouer le rôle d’actionnaire de référence de la Caisse Française de Financement Local et détiendra durablement plus de 99,99 % du capital. Sfil, son actionnaire de référence, la Caisse des Dépôts et Consignations et l’État feront en sorte, sous réserve des règles de l’Union européenne relatives aux aides d’État, de protéger la base économique de la Caisse Française de Financement Local et de préserver sa viabilité financière tout au long de son existence conformément aux obligations imposées par la réglementation bancaire en vigueur. »
L’activité économique mondiale a fait preuve de résilience en 2025 avec une croissance proche de 3 %, en dépit de l’instabilité géopolitique et économique persistante, notamment compte tenu des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient et des politiques commerciales menées par les États-Unis.
La politique monétaire plus accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) s’est poursuivie début 2025 puis s’est stabilisée au cours de l’année à l’aune du ralentissement de l’inflation au sein de la zone euro. La Réserve fédérale américaine s’est également inscrite dans cette politique monétaire de soutien.
Dans ce cadre, l’activité économique de la zone euro est attendue en progression de 1,4 % pour l’année 2025, contre 0,9 % en 2024. La contribution de la demande intérieure, soutenue par une reprise graduelle de l’investissement, ont favorisé cette évolution. L’économie américaine a ralenti en 2025, mais résiste avec une prévision de croissance de 2 % pour l’année, contre 2,8 % en 2024.
En 2025, Caffil a acquis 5,4 milliards d’euros (contre 5,5 milliards d’euros en 2024) de prêts émis par La Banque Postale et la Banque des Territoires, partenaires du groupe Sfil. Les prêts thématiques représentent 41 % des prêts acquis (soit un volume de 2,3 milliards d’euros) et se répartissent entre :
L’activité est en nette progression par rapport à l’année 2024 avec la signature de quatre contrats pour un montant total transféré de 3,6 milliards d’euros (contre cinq contrats pour 2,4 milliards d’euros en 2024). Ces transactions, une en Asie et trois en Europe, ont permis la conclusion de 10,3 milliards d’euros de contrats export au cours de l’année 2025. Quatre des neuf exportateurs accompagnés en 2025 ont bénéficié pour la première fois du dispositif Sfil.
Ces opérations concernaient les secteurs de la défense, du transport maritime et du nucléaire avec l’emblématique opération Sizewell C au Royaume-Uni. Elles ont confirmé le rôle décisif du groupe Sfil dans le soutien de secteurs clés pour les enjeux de souveraineté.
En 2025, les marchés obligataires ont été marqués, en premier lieu, par les cycles d’assouplissement de la politique monétaire des principales banques centrales. D’une part, la BCE a poursuivi la baisse de ses taux directeurs à hauteur de 100 points de base sur le premier semestre, et, d’autre part, la Réserve fédérale américaine a relancé le mouvement de baisse de ses taux directeurs à partir du mois de septembre pour un montant cumulé de 75 points de base.
Ce contexte sous-jacent, porteur pour l’activité d’émissions obligataires sur le segment des covered bonds, s’est traduit par une forte demande des investisseurs sur un spectre élargi de maturités ainsi que par un mouvement de performance des spreads contre swap.
Le degré d’incertitude de l’environnement géopolitique, économique et financier s’est par ailleurs maintenu à un niveau élevé tout au long de l’année avec une alternance de phases de tension et d’apaisement, notamment en lien avec les négociations des tarifs douaniers introduits par l’administration américaine. La volatilité constatée lors de ces phases de tension n’a cependant pas affecté le bon fonctionnement du marché primaire des covered bonds.
Après un premier semestre marqué par l’amélioration du sentiment de marché sur le risque souverain français, l’instabilité politique combinée aux enjeux de déficit budgétaire et d’endettement public français ont caractérisé le début du second semestre, conduisant ainsi à un mouvement de consolidation des spreads contre swap pour les émetteurs français. Les derniers accords et évolutions politiques au sein de l’Assemblée nationale dans le cadre du vote du budget national ont mené en fin d’année à une détente notable des spreads contre swap des obligations des émetteurs français.
Dans ce contexte, Caffil a réalisé un volume total d’émissions de 6,7 milliards d’euros d’une durée de vie moyenne de 9,4 ans avec :
Les émissions de Caffil réalisées en 2025 ont permis de préfinancer le programme de financement de l’année 2026 à hauteur de près de 0,7 milliard d’euros, via des opérations d’abondement et des placements privés. La maturité moyenne du préfinancement 2026 est de 13,1 ans.
Le programme d’émission de Caffil est noté par Moody’s Ratings et Morningstar DBRS. La notation financière des obligations foncières émises par Caffil, au niveau du meilleur échelon de crédit, a été confirmée en 2025.
| Moody’s | Morningstar DBRS |
|---|---|---|
Notation long terme | Aaa | AAA |
Date de mise à jour | Février 2026 | Octobre 2025 |
La notation des obligations foncières de Caffil se situe au niveau du meilleur échelon de qualité de crédit pour ces agences. Cela nécessite que la qualité du cover pool et les strictes règles de gestion soient conformes aux critères et aux approches des différentes agences. Le principe de notation des obligations foncières (et des covered bonds en général) par chaque agence consiste à prendre pour point de départ la notation de l’émetteur, ou de sa société mère lorsque l’émetteur n’est pas noté, et à rehausser cette note d’un ou plusieurs crans en fonction des sécurités mises en place (cadre légal, qualité des actifs, gestion de bilan, surdimensionnement, etc.).
Caffil est également évaluée sur ses dimensions environnementales, sociales et de gouvernance par ISS. Sa note actuelle est de C Prime (dernière mise à jour en janvier 2026).
Le portefeuille d’actifs de Caffil est principalement constitué d’actifs détenus dans le cover pool et de quelques actifs non éligibles détenus hors du cover pool.
(en milliards d’euros) | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
Actifs détenus dans le cover pool | 67,2 | 64,7 |
Actifs détenus hors cover pool | 0,3 | 0,3 |
Total encours | 67,5 | 65,0 |
Le cover pool d’actifs de Caffil est constitué exclusivement d’expositions sur, ou garanties par, des emprunteurs du secteur public et d’expositions sur établissements de crédit (dans les limites prévues par la loi).
(en milliards d’euros) | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
Prêts et titres au secteur public | 63,6 | 60,3 |
dont secteur public local et crédit export | 61,7 | 59,3 |
dont placements de trésorerie en titres du secteur public | 1,9 | 1,0 |
Trésorerie déposée en Banque de France | 0,3 | 1,3 |
Expositions sur des établissements de crédit | 3,3 | 3,1 |
Actifs du cover pool | 67,2 | 64,7 |
Engagements de financement des grands crédits à l’exportation(1) | 7,2 | 7,9 |
Engagements de financement des prêts au secteur public | 0,1 | 0,0 |
Total engagements de financement donnés | 7,3 | 7,9 |
| ||
En 2025, Caffil a acquis ou refinancé des prêts au secteur public local et aux hôpitaux publics français originés par ses partenaires pour un montant de 5,4 milliards d’euros. Les tirages au titre des prêts de refinancement des grands crédits-export accordés à Sfil s’élèvent à 2,4 milliards d’euros sur l’exercice.
Au 31 décembre 2025, l’encours de prêts au secteur public local français est de 47,0 milliards d’euros. Les grands crédits à l’exportation représentent un encours de 11,0 milliards d’euros à cette date.
Les excédents de trésorerie sont conservés sur le compte ouvert auprès de la Banque de France ou investis en titres obligataires du secteur public européen ou en expositions sur établissements de crédit (titres du secteur bancaire ou prêts à court terme à Sfil, sa société mère). Le montant total de ces excédents de trésorerie a progressé, soit 5,5 milliards d’euros à fin décembre 2025 contre 5,4 milliards d’euros à fin décembre 2024.
Le montant des actifs liquides et des actifs éligibles au refinancement de la Banque de France, avant haircut, hors trésorerie déposée en banque, au Trésor ou à la Banque de France, représente 44,6 milliards d’euros, soit 66 % du cover pool à fin 2025 (contre 42,1 milliards d’euros soit 65 % du cover pool à fin 2024). Les actifs liquides de haute qualité (de niveau 1, 2A et 2B) sont constitués d’expositions sur établissements de crédit qui s’élèvent à 2,5 milliards d’euros et d’autres actifs liquides de haute qualité (de niveaux 1, 2A et 2B) qui s’élèvent à 3,7 milliards d’euros. En complément, les autres actifs éligibles au refinancement de la Banque de France avant haircut, hors trésorerie déposée en banque, à la Banque de France ou au Trésor s’élèvent à 38,4 milliards d’euros.
Au 31 décembre 2025, les expositions sur le secteur public local (hors investissements de trésorerie) sont majoritairement françaises (93 %).
Hors France, les expositions sur l’Italie représentent la part la plus importante, avec un volume de 2,8 milliards d’euros, soit 6 % des expositions sur le secteur public local : elles correspondent à des expositions granulaires et géographiquement diversifiées sur l’ensemble du territoire italien. Ces actifs sont gérés en extinction.
La répartition géographique des expositions sur le secteur public local (hors investissements de trésorerie) se présente comme suit :
Au 31 décembre 2025, les expositions sur le secteur public local (hors investissements de trésorerie) sont majoritairement composés d’expositions sur les communes et leurs groupements (60 %).
La répartition des expositions sur le secteur public local (hors investissements de trésorerie) par type de contrepartie est la suivante :
L’encours de prêts octroyés à Sfil en refinancement de crédits à l’exportation qu’elle a accordé s’élève à 11 milliards d’euros à fin 2025. Il représente 16 % des encours de prêts et titres au bilan de Caffil. Les secteurs d’intervention et la répartition géographique des prêts octroyés par Sfil dans le cadre de son activité de financement de crédits à l’exportation sont détaillés ci-après.
Conformément à l’article 129 du CRR et à la directive (UE) 2019/2162, les articles L.513-7 et R.513-6 du Code monétaire et financier autorisent Caffil à détenir des expositions sur des établissements de crédit au titre des actifs de substitution ou des actifs liquides, en complément des expositions sur le secteur public qui constituent les actifs principaux du cover pool de Caffil. Ces expositions doivent bénéficier du meilleur ou du deuxième meilleur échelon de qualité de crédit, ou du troisième meilleur échelon de qualité de crédit lorsque leur durée n’excède pas 100 jours.
Au 31 décembre 2025, Caffil détient des expositions sur des établissements de crédit dans le cadre de la gestion de sa trésorerie excédentaire. En complément des dépôts à la Banque de France et des investissements en titres obligataires du secteur public européen, ses expositions sur établissements de crédit correspondent :
Ces expositions, considérées comme sûres et liquides, correspondent à des titres, expositions et dépôts dont sont débiteurs des établissements de crédit. Elles sont soumises aux limites précisées dans la réglementation(1) :
Les expositions sur établissements de crédit sont ventilées ci-dessous en fonction de la notation des émetteurs :
(en milliards d’euros) | Pays | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
|---|---|---|---|
1er échelon de qualité de crédit |
|
|
|
Obligations sécurisées | France | 1,1 | 0,8 |
| Autres pays | 1,4 | 1,3 |
Autres titres bancaires | France | 0,1 | 0,1 |
| Autres pays | 0,3 | 0,3 |
Prêts à la société mère, Sfil | France | - | - |
Solde des comptes courants bancaires | France et autres pays | 0,0 | 0,0 |
2e échelon de qualité de crédit |
|
|
|
Obligations sécurisées | France | - | - |
| Autres pays | - | 0,1 |
Autres titres bancaires | France | 0,3 | 0,2 |
| Autres pays | 0,1 | 0,3 |
Solde des comptes courants bancaires | France et autres pays | 0,0 | 0,0 |
3e échelon de qualité de crédit |
|
|
|
Titres bancaires (maturité < 100 jours) | France et | - | - |
Total |
| 3,3 | 3,1 |
Du fait de son statut d’établissement de crédit, Caffil a accès aux opérations de refinancement proposées aux banques par la Banque de France dans le cadre de l’Eurosystème. Pour piloter son cover pool et son surdimensionnement ou pour faire face à un besoin de liquidité temporaire, Caffil peut ainsi convertir une partie de ses actifs en trésorerie. Les prêts ou titres qui sont donnés en garantie à la banque centrale afin d’obtenir un financement lors des appels d’offres organisés par la Banque de France sont alors sortis du cover pool et remplacés par la trésorerie obtenue. Le même traitement serait appliqué aux actifs du cover pool qui seraient mobilisés dans des transactions de repo interbancaires mises en place en cas de besoin de liquidité.
Au cours des trois derniers exercices, Caffil a mobilisé des actifs pour de très faibles montants, dans le cadre des tests réguliers de ses procédures opérationnelles d’accès aux refinancements de la Banque de France ou auprès d’une contrepartie bancaire.
Des actifs détenus peuvent également être retirés du cover pool s’ils ne sont pas éligibles au regard de l’article 129 du CRR, en attendant qu’ils soient échus ou cédés.
Au 31 décembre 2025, l’encours exclu du cover pool est constitué de 0,2 milliard d’euros de prêts à des entités du secteur public local français et de 0,1 milliard d’euros de prêts à des communes suisses, hors de l’Union européenne et qui ne bénéficient pas d’une notation de premier ou de deuxième échelon de qualité de crédit par une agence de notation.
Au 31 décembre 2025, les dettes privilégiées sont composées des obligations foncières et des registered covered bonds émis par Caffil, ainsi que du cash collateral reçu des contreparties de dérivés.
(en milliards d’euros) | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
Cash collateral reçu | 0,1 | 0,1 |
Obligations foncières et registered covered bonds | 55,1 | 53,5 |
Total | 55,2 | 53,6 |
Dans le cadre d’un programme annuel de 5,5 à 6,5 milliards d’euros, la politique d’émission de Caffil vise en priorité à entretenir une courbe de référence cohérente sur le marché euro, tout en veillant à la bonne performance de ses émissions sur le marché secondaire. La diversification de ses sources de financement est nécessaire pour atteindre des maturités longues et cohérentes avec ses besoins. Elle est matérialisée par une présence active sur le marché des placements privés dans le cadre du programme EMTN ou par l’émission de registered covered bonds, un format destiné aux investisseurs allemands.
Dès octobre 2025, Caffil a finalisé son programme d’émissions à long terme au titre de l’année 2025. Elle a émis 6,1 milliards d’euros sur une durée de vie moyenne globale de 9 ans. Cette exécution a permis d’enrichir sa courbe de référence de cinq nouveaux points tout en étant active sur les opérations d’abondement d’émissions existantes et sur le segment des placements privés.
Caffil a ainsi sollicité le marché primaire public à cinq reprises pour un montant global de 4,75 milliards d’euros :
En parallèle, Caffil a apporté de la liquidité supplémentaire à ses émissions de référence avec quatre opérations d’abondement à hauteur de 0,7 milliard d’euros.
Par ailleurs, Caffil a répondu à la demande spécifique des investisseurs sur le segment des placements privés au format EMTN et RCB pour un montant de 0,6 milliard d’euros sur des maturités longues avec une durée de vie moyenne de 10,8 ans. En complément de son programme 2025, Caffil a également profité des bonnes conditions de marché entre novembre et décembre pour émettre près de 0,7 milliard d’euros au titre de l’année 2026 avec trois opérations d’abondements de souches existantes pour un montant de 0,5 milliard d’euros et des placements privés pour un montant de 0,2 milliard d’euros. La maturité moyenne constatée des émissions réalisées au titre du préfinancement de 2026 est de 13,1 ans.
En 2025, Caffil a ainsi émis un volume total de 6,7 milliards d’euros sur une maturité moyenne de 9,4 ans.
Les obligations vertes et sociales représentent 41 % des émissions réalisées au cours de l’année 2025.
Les infographies ci-après détaillent la ventilation par type d’investisseur et par zone géographique des émissions publiques benchmark réalisées en 2025 :
La variation de l’encours d’obligations foncières et de registered covered bonds entre le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2025, en valeur swappée est la suivante :
(en milliards d’euros, contre-valeur après swaps de change) | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
Début de période | 53,5 | 53,2 |
Émissions | 6,7 | 5,3 |
Amortissements | (5,1) | (5,0) |
Rachats | - | - |
Fin de période | 55,1 | 53,5 |
Par ailleurs, depuis 2020, Sfil a réalisé quatre émissions obligataires au format vert pour un montant total de 3,25 milliards d’euros. Les fonds obtenus de ces émissions ont été prêtés par Sfil à Caffil, avec l’obligation de les utiliser pour financer des prêts verts achetés à La Banque Postale qui les commercialise. Ces prêts accordés par Sfil ne bénéficient pas du privilège des sociétés de crédit foncier.
L’excédent des actifs du cover pool par rapport aux obligations foncières et aux registered covered bonds (surdimensionnement), les actifs détenus en dehors du cover pool (le cas échéant) ainsi que les besoins divers sont financés par les fonds propres et par des dettes qui ne bénéficient pas du privilège de la loi sur les sociétés de crédit foncier. Ces financements sont obtenus auprès de la société mère, Sfil, dans le cadre de la convention de financement. Au 31 décembre 2025, ils sont composés de différents prêts dont la maturité peut être comprise entre 1 jour et 10 ans, avec un indice €STER ou EURIBOR.
Des financements temporaires peuvent également être obtenus auprès de la Banque de France. Ces dettes ne bénéficient pas du privilège apporté par la loi sur les sociétés de crédit foncier. Elles sont garanties par des prêts et/ou des titres déposés en garantie sur le compte de Caffil ouvert auprès de la Banque de France. Depuis la création de Sfil, hormis pour les besoins de tests de procédure d’accès à ces financements régulièrement mis en place pour des montants très faibles, Caffil n’a pas souscrit d’emprunt auprès de la Banque de France. Elle n’a pas non plus obtenu de financements d’établissements de crédit autres que sa société mère.
(en milliards d’euros) | 31.12.2025 | 31.12.2024 |
|---|---|---|
Sfil | 10,9 | 10,0 |
Banque de France | - | - |
Total | 10,9 | 10,0 |
Le compte de résultat, en normes françaises, se présente ainsi de façon synthétique :
(en millions d’euros) | 31.12.2025 | 31.12.2024 | Var. 2025/2024 |
|---|---|---|---|
Marge d’intérêts | 220 | 193 |
|
Commissions nettes | (3) | (3) |
|
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de transaction | (2) | - |
|
Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de placement | 6 | 2 |
|
Autres produits et charges | (0) | (0) |
|
Produit net bancaire | 221 | 192 | 15 % |
Frais administratifs | (97) | (95) |
|
Impôts et taxes | (3) | (3) |
|
Résultat brut d’exploitation | 121 | 94 | 28 % |
Coût du risque | (5) | (2) |
|
Résultat d’exploitation | 116 | 92 | 27 % |
Gains ou pertes sur actifs immobilisés | - | - |
|
Impôt sur les bénéfices | (32) | (21) |
|
Résultat net | 84 | 71 | 20 % |
La publication des comptes en normes françaises répond aux exigences légales et ceux-ci servent au calcul du résultat soumis à l’impôt sur les sociétés.
Les méthodes retenues selon les normes comptables françaises sont décrites dans les règles de présentation et d’évaluation des comptes de l’Annexe aux présents comptes. Le traitement comptable adopté par Caffil pour la comptabilisation des indemnités de remboursement anticipé des prêts et des soultes de résiliation de swaps de couverture suit le traitement requis par l’administration fiscale. Ce mode de comptabilisation introduit une accélération de la reconnaissance des résultats par rapport à un étalement sur la durée de vie des opérations. Ces indemnités et ces soultes sont générées par des remboursements anticipés ou des opérations de renégociation de la dette de certains emprunteurs (désensibilisation ou gestion active de leur dette), mais également lorsque des swaps de passifs sont résiliés afin d’adosser à ces passifs un portefeuille de prêts acquis, ou que des swaps d’actifs sont résiliés pour adosser une nouvelle émission obligataire à un portefeuille de prêts que couvraient ces swaps.
Le résultat net 2025 de Caffil atteint 84 millions d’euros, en progression de 20 % par rapport à l’année 2024.
Cette évolution est portée par la forte hausse du produit net bancaire à 221 millions d’euros (+15 % par rapport à 2024). Le niveau d’activité soutenu, tant pour le financement du secteur public local français que pour le refinancement des crédits à l’exportation, a compensé la hausse des coûts de financement observée depuis fin 2023.
Les frais généraux sont maîtrisés et affichent une progression limitée de 2 %, principalement sous l’effet de la hausse des coûts d’exploitation refacturés par Sfil.
Le coût du risque reste limité à 5 millions d’euros, principalement sous l’effet d’une hausse des provisions prenant notamment en compte le contexte financier difficile des hôpitaux publics français.
L’impôt sur les bénéfices a enregistré une hausse de 11 millions d’euros, en lien notamment avec la contribution exceptionnelle des grandes entreprises (impact de +10 millions d’euros). Cette contribution exceptionnelle est partiellement atténuée par un produit exceptionnel de 5 millions d’euros perçu en application de l’accord transactionnel signé avec Dexia SA à la suite de la décision de l’administration française, datée du 10 juillet 2025, de clore la procédure amiable concernant le redressement fiscal des exercices 2012 et 2013 dans le cadre de la convention franco-irlandaise.
Il sera proposé à l’assemblée générale ordinaire du 26 mai 2026 de procéder à une distribution de dividendes d’un montant de 80 325 000 euros, soit 5,95 euros par action, et d’affecter le résultat de l’exercice comme indiqué ci-après :
(en euros) | |
|---|---|
Bénéfice de l’exercice | 84 490 829,53 |
Dotation à la réserve légale (5 %) | 4 224 541,48 |
Solde à affecter | 80 266 288,05 |
Report à nouveau antérieur | 67 618,31 |
Bénéfice distribuable | 80 333 906,36 |
Distribution de dividendes (5,95 euros par action) | 80 325 000,00 |
Report à nouveau après distribution | 8 906,36 |
Conformément à l’article 243 bis du Code général des impôts, il est rappelé qu’au cours des trois exercices précédents Caffil a procédé aux distributions de dividendes suivantes :
Exercice | Sur le résultat | Montant distribué | Montant par action | Nombre |
|---|---|---|---|---|
2023 | 2022 | 83 565 000 | 6,19 | 13 500 000 |
2024 | 2023 | 63 045 000 | 4,67 | 13 500 000 |
2025 | 2024 | 66 960 000 | 4,96 | 13 500 000 |
L’article R.511-16-1 du Code monétaire et financier, créé par le décret n° 2014-1315 du 3 novembre 2014, prévoit que les établissements de crédit publient dans le rapport financier annuel le rendement des actifs, défini comme le rapport entre le résultat net et le total du bilan. Pour 2025, ce rapport est égal à 0,12 %.
Le ratio de couverture calculé pour les sociétés de crédit foncier représente le rapport entre les actifs du cover pool (à l’exception des actifs en défaut) et les dettes bénéficiant du privilège de la loi. Son niveau minimal a été fixé par la loi à 105 %, ce qui correspond au niveau minimal que Caffil doit respecter en vertu des articles L.513-8, L.513-11 et L.513-12 et de l’article R. 513-8 du Code monétaire et financier.
Dans la pratique, le ratio de couverture de Caffil est régulièrement supérieur à 105 %. Pour maintenir une notation suffisante, un niveau de surdimensionnement supérieur à 5 % peut être exigé par les agences de notation. Cette exigence dépend de la méthodologie utilisée par chaque agence de notation et des nouveaux actifs et passifs inscrits au bilan de Caffil. Elle est également variable dans le temps. Caffil tient compte de ces exigences particulières dans le pilotage de son activité afin de s’assurer qu’elles sont toujours respectées.
Les règles de calcul du ratio de couverture réglementaire ont été modifiées à partir du 8 juillet 2022, date d’entrée en vigueur de la directive européenne sur les covered bonds de novembre 2019, sans impact matériel pour Caffil.
Le détail des éléments d’actifs et de passifs entrant dans le calcul du ratio de couverture est présenté ci-après :
Éléments d’actif venant en couverture des ressources privilégiées (montants pondérés en millions d’euros) | 31.12.2025 |
|---|---|
Expositions sur les personnes publiques | 63 939 |
Titres, expositions et dépôts suffisamment sûrs et liquides relevant de l’article R.513-6 | 3 325 |
Sommes nettes à recevoir au titre des instruments financiers à terme | 899 |
Autres actifs | 384 |
Opérations venant en déduction des actifs | - |
Total des éléments d’actif | 68 547 |
Ressources bénéficiant du privilège défini à l’article L.513-11 du Code monétaire et financier (montants pondérés en millions d’euros) | 31.12.2025 |
|---|---|
Obligations foncières | 48 879 |
Autres titres bénéficiant du privilège | 6 124 |
Dettes rattachées à ces titres | 653 |
Coûts prévus de maintenance et de gestion pour mettre fin au programme d’obligations foncières | 102 |
Sommes dues au titre du contrat prévu à l’article L.513-15 du Code monétaire et financier | 10 |
Sommes nettes dues au titre des instruments financiers à terme | 980 |
Dettes résultant des frais annexes mentionnés au dernier | - |
TOTAL DES ÉLÉMENTS DE PASSIF | 56 748 |
RATIO DE COUVERTURE | 120,8 % |
Le ratio de couverture progresse de 119,4 % à 120,8 % entre le 31 décembre 2024 et le 31 décembre 2025 du fait, notamment de l’augmentation des financements obtenus auprès de Sfil.
Le surdimensionnement peut également être illustré par l’écart entre les courbes d’amortissement du cover pool et des passifs bénéficiant du privilège. Le graphique ci-après présente ces courbes au 31 décembre 2025.
Ce graphique part de l’hypothèse que les excédents de trésorerie générés dans le temps sont conservés dans le cover pool.
La loi de finances 2026 a été promulguée le 19 février 2026. Elle reconduit la contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises en 2026. Les modalités de calcul de cette contribution restent inchangées dans l’ensemble par rapport à 2025, à l’exception du seuil de déclenchement, qui passe d’un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros à 1,5 milliard d’euros. En 2025, Caffil a enregistré un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros, dépassant ainsi le seuil de majoration. Par conséquent, Caffil est redevable d’une contribution exceptionnelle de 5 millions d’euros en 2026 au titre de l’impôt sur les sociétés de 2025. Ce montant, non intégré dans les états financiers 2025 en raison de l’adoption de la loi en janvier 2026, sera comptabilisé sur l’exercice 2026. La contribution exceptionnelle due en 2026 par Caffil au titre de l’impôt sur les sociétés de 2026 sera calculée au cours de l’exercice correspondant et sera également comptabilisée sur cet exercice.
Les perspectives pour l’année 2026 s’inscrivent dans un environnement géopolitique, économique et financier toujours complexe. En effet, le début d’année 2026 est marqué par un niveau d’incertitudes et de risques géopolitiques élevé, dans un contexte de tensions commerciales et politiques durables entre les grandes zones économiques. Ces tensions génèrent des risques pour le bon fonctionnement des chaînes d’approvisionnement mondiales. Les opérations militaires déclenchées fin février 2026 par Israël et les États-Unis contre l’Iran ont entraîné un arrêt du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, et une hausse des prix du pétrole et du gaz. L’économie mondiale pourrait être affectée significativement en cas de prolongation de ce conflit ou d’une extension à d’autres pays de la région. Le contexte politique français reste, par ailleurs, marqué par une instabilité politique sous-jacente et l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, ce qui fragilise la trajectoire d’ajustement budgétaire et exerce une pression sur le spread souverain français.
En 2026, Caffil poursuivra la mise en œuvre du plan stratégique de sa maison mère Sfil, avec comme principales priorités :
De manière plus précise, les incertitudes du contexte géopolitique et macroéconomique sont de nature à entraîner de la volatilité dans les conditions de financement du groupe Sfil. Pour 2026, Caffil prévoit un programme de financement entre 6 et 8 milliards d’euros sous la forme d’émissions publiques et de placements privés.
L’activité de financement du secteur public local devrait ralentir en 2026 en raison du calendrier électoral et de l’installation des nouveaux exécutifs du bloc communal. Pour autant, l’activité en 2026 devrait être portée par :
Pour faire suite à la décision de la Commission européenne du 18 décembre 2024 qui a autorisé l’élargissement de l’activité de financement du secteur public local français, le groupe Sfil et son partenaire La Banque Postale ont travaillé en 2025 à sa mise en œuvre opérationnelle qui devrait aboutir courant 2026 à de premières réalisations.
Les effets directs du contexte géopolitique au Moyen-Orient sur l’activité de crédit-export du groupe Sfil semblent limités à ce stade dans la mesure où les expositions sur cette zone géographique ne concernent pas les pays engagés activement dans le conflit et qu’elles bénéficient d’une assurance-crédit de Bpifrance Assurance Export. Par ailleurs, les perspectives d’activité sont très positives : en effet, le stock de dossiers actifs et en cours d’étude à fin 2025 reste très élevé avec 163 dossiers pour un montant total de 64 milliards d’euros (contre 175 dossiers actifs pour un montant de 64,8 milliards d’euros à fin 2024), dont environ 39 % concerne le secteur de la défense dans un contexte global de hausse des dépenses militaires. Dans un environnement de marchés financiers où la notation souveraine a été dégradée, la capacité d’intervention du groupe Sfil n’est pas altérée en termes de volumes de financement pouvant être mis à disposition.
En parallèle et à la suite de l’accord de la Commission européenne du 18 décembre 2024 autorisant le groupe Sfil à élargir ses activités à des transactions couvertes par des agences de crédit‑export de l’Union européenne autres que Bpifrance Assurance Export, des discussions préparatoires actives sont en cours, aussi bien avec les banques commerciales partenaires autour de potentielles transactions qu’avec les agences de crédit-export européennes pouvant prendre en garantie ces futurs crédits-export.
Caffil, qui, en tant que société de crédit foncier, ne dispose pas de personnel propre, a délégué l’exercice de ses fonctions de contrôle interne à sa société mère Sfil dans le cadre du contrat de gestion qui lie les deux sociétés au titre de l’article L.513-15 du Code monétaire et financier. En conséquence, le dispositif de contrôle interne de Sfil, décrit ci-après, répond également aux obligations réglementaires de Caffil en la matière.
Le dispositif de contrôle interne a été mis en place par le groupe Sfil selon les principes énoncés par l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié et qui sont relatifs :
Le dispositif de contrôle interne s’assure de manière raisonnable de la maîtrise globale des risques. Il vise plus précisément à :
Conformément à l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié, l’architecture générale du dispositif de contrôle interne du groupe Sfil repose sur trois niveaux constituant trois lignes de défense, sous la responsabilité ultime de la direction générale et la supervision du conseil d’administration de Sfil :
Le contrôle permanent est assuré par les deux premières lignes de défense qui mettent en œuvre en continu le dispositif de gestion des risques. Le contrôle périodique, qui assure la troisième ligne de défense, est une fonction de vérification et d’évaluation des deux premières lignes de défense qui intervient selon son propre cycle pluriannuel d’audit. Les deuxième et troisième niveaux de contrôle exercent un contrôle indépendant et ne participent à aucune activité opérationnelle.
Ces trois fonctions rapportent directement à la direction générale de Sfil et au directoire de Caffil. En application de l’arrêté du 25 février 2021 modifiant l’arrêté du 3 novembre 2014, le directeur général adjoint de Sfil a été désigné dirigeant effectif responsable de la cohérence et de l’efficacité du contrôle permanent (deux premières lignes de défense). Le directeur général de Sfil a été désigné dirigeant effectif responsable de la cohérence et de l’efficacité du contrôle périodique (troisième ligne de défense). Trois membres du directoire de Caffil ont également été nommés respectivement en tant que responsable de la cohérence et de l’efficacité du contrôle permanent, responsable de la cohérence et de l’efficacité de la fonction d’audit interne, et responsable de la mise en œuvre du dispositif LCB-FT, pour Caffil.
Ces fonctions rendent également compte de l’exercice de leurs missions au comité des risques et du contrôle interne de Sfil, comité spécialisé du conseil d’administration de Sfil qui agit également pour le compte de Caffil. Elles peuvent être entendues par ce comité à leur demande et par le conseil d’administration de Sfil. Elles disposent également d’un droit d’initiative et peuvent saisir directement le conseil d’administration, le comité des risques et du contrôle interne de Sfil ou le directoire de Caffil si elles considèrent qu’un événement pouvant avoir un impact significatif doit lui être soumis. Elles présentent également leurs rapports d’activité, cartographies et plans de contrôle au directoire de Caffil qui en rend compte au conseil de surveillance.
Effectifs des acteurs des deuxième et troisième lignes de défense | 31.12.2025 |
|---|---|
Conformité | 8 |
Contrôle permanent | 5 |
Risques | 87 |
Contrôle périodique | 9 |
TOTAL | 109 |
Les acteurs des deuxième et troisième lignes de défense se réunissent en tant que de besoin au sein du comité de coordination du contrôle interne qui assure la coordination du dispositif de contrôle interne du groupe Sfil.
Le dispositif de contrôle interne est placé sous la supervision du conseil d’administration de Sfil. Ce dernier exerce directement des responsabilités essentielles en termes de contrôle interne :
Les responsables des fonctions de contrôle interne fournissent au conseil d’administration de Sfil et aux dirigeants effectifs de Sfil une opinion argumentée sur le niveau de maîtrise des risques, avérés ou potentiels, notamment au regard du Risk Appetite Statement défini. Ils proposent toute action d’amélioration qu’ils jugent nécessaire.
Les responsables de l’audit interne, de la direction des risques et du secrétariat général peuvent être entendus, éventuellement hors de la présence des dirigeants effectifs de Sfil, par le conseil d’administration de Sfil ou l’un de ses comités spécialisés.
Aux fins de l’exercice de ses responsabilités, le conseil d’administration de Sfil s’appuie sur le comité des risques et du contrôle interne, qui en est une émanation agissant également pour le compte de Caffil et qui est chargé :
Les rapports des fonctions de contrôle interne sont présentés et discutés au sein du comité des risques et du contrôle interne de Sfil.
Les dirigeants effectifs de Sfil, à savoir le directeur général et le directeur général adjoint, sont responsables du dispositif d’ensemble du contrôle interne. À ce titre et sans préjudice des prérogatives du conseil d’administration de Sfil, ils :
Le directoire est le premier garant du bon fonctionnement de l’ensemble du contrôle interne de Caffil. Compte tenu de sa structure et du contrat de gestion qui la lie à sa société mère, le directoire de Caffil s’appuie sur la gouvernance et l’organisation du contrôle interne en vigueur chez Sfil, et notamment sur :
La présidente du directoire de Caffil rend compte du contenu et des décisions du comité des risques et du contrôle interne de Sfil et du directoire de Caffil au conseil de surveillance de Caffil.
En cohérence avec les principes fondamentaux du contrôle interne décrits supra, le contrôle permanent se définit comme l’ensemble des processus et moyens mis en œuvre de façon continue en vue d'obtenir l'assurance raisonnable que les objectifs suivants sont atteints :
Le contrôle permanent s’appuie sur le corpus de normes et de procédures encadrant l’ensemble des activités et processus du groupe Sfil, et constitue un élément du dispositif global du pilotage des risques financiers et non financiers. Il contribue à la fiabilisation des processus existants et à la sécurisation de l’ensemble des activités.
Le dispositif de contrôle permanent couvre l’ensemble des activités des directions de Sfil, de sa filiale Caffil, y compris les activités essentielles externalisées auprès d’un prestataire. Le dispositif concerne tous les risques financiers (crédit, marché et ALM) et non financiers (stratégiques et d’activités, opérationnels, non-conformité, ESG) générés par ces activités.
Le contrôle permanent s’appuie ainsi sur un plan de contrôle dont l’objectif est d’assurer une couverture raisonnable des risques répertoriés dans la cartographie consolidée du groupe Sfil et couvrant les différentes directions, activités et les différents processus du groupe. D’autres sources sont prises en compte pour élaborer le plan de contrôle : les nouvelles activités ou produits, les incidents, les évolutions réglementaires, les recommandations d’audit et du régulateur, et les retours d’expérience des campagnes de contrôle permanent. Le plan de contrôle permanent est formellement révisé annuellement postérieurement à l’actualisation de la cartographie consolidée des risques.
Des risques peuvent ne pas être couverts par un contrôle permanent de par leur nature. Ils sont clairement identifiés et sont néanmoins assortis d’autres facteurs d’atténuation au sein du dispositif de maîtrise des risques.
Le dispositif de contrôle permanent du groupe Sfil est adapté à la nature et à l’ampleur de ses activités et des risques qui en découlent, selon le principe d’une approche par les risques. En particulier, la périodicité des contrôles inscrits au plan de contrôle est proportionnée au niveau de risques des activités examinées et à la tolérance au risque.
La charte du contrôle permanent, mise à la disposition de l’ensemble des collaborateurs de Sfil, définit le dispositif et les activités de contrôle permanent en précisant :
Le dispositif de contrôle permanent s’appuie à la fois sur les contrôles dits de premier niveau, réalisés par la première ligne de défense, et sur les travaux de collaborateurs dédiés uniquement aux fonctions de contrôle (deuxième ligne de défense).
La première ligne de défense est assurée au sein des directions opérationnelles par les collaborateurs et les responsables hiérarchiques. Ils sont chargés :
Le dispositif de contrôle interne est l’affaire de chaque collaborateur, quels que soient son niveau hiérarchique et ses responsabilités.
Pour ce faire, ces collaborateurs et personnes responsables s’appuient sur un ensemble de politiques, limites et indicateurs, avec une séparation claire des fonctions entre l’engagement des opérations et leur validation, contrôle ou règlement. Ces politiques, limites et indicateurs sont définis par plusieurs comités internes composés de collaborateurs issus des fonctions opérationnelles, de support et de contrôle et présidés par un membre du comité exécutif. Ces éléments sont constitutifs du Risk Appetite Statement approuvé par le conseil d’administration de Sfil.
Les collaborateurs sont tenus de remonter dans les plus brefs délais à un niveau supérieur :
En outre, les collaborateurs disposent d’un droit d’alerte éthique (whistleblowing), prévu par le code de conduite de Sfil, permettant d’effectuer un signalement dans un cadre placé sous responsabilité de la direction de la conformité, apportant une garantie de confidentialité renforcée et de protection contre d’éventuelles représailles.
Par ailleurs, les objectifs de contrôle interne sont pris en compte dans la gestion des ressources humaines, notamment dans le cadre du processus d’évaluation annuelle et de définition des formations.
La deuxième ligne de défense vise à vérifier que les risques ont été identifiés et gérés par la première ligne de défense selon les règles et procédures prévues. Il s’assure également du bon fonctionnement et de l’efficacité du contrôle permanent de premier niveau.
Les trois fonctions intégrées, indépendantes des directions opérationnelles, qui exercent un contrôle de deuxième niveau sont :
Les directions du contrôle permanent et de la conformité sont placées sous l’autorité directe de la secrétaire générale, membre du comité exécutif de Sfil.
Pour assurer leur mission, la direction du contrôle permanent et la direction des risques ont accès sans restriction aux outils métiers, risques et conformité nécessaires à la mise en œuvre des contrôles en toute indépendance ainsi qu’à toute information utile auprès des services opérationnels.
Au sein de chaque direction de Sfil, un coordinateur de contrôle interne est nommé. Son rôle est d’assurer le lien entre sa direction et les fonctions de contrôle en charge du pilotage, et de l’animation du contrôle interne. Le coordinateur de contrôle interne peut s’appuyer sur des référents de contrôle interne spécialisés sur un thème (contrôle permanent, processus, incident ou RGPD). Ce réseau englobe toutes les lignes de défense et toutes les directions de Sfil.
Les fonctions de contrôle en charge de l’animation de ce réseau sont la direction des risques opérationnels, la direction du contrôle permanent, la direction de la conformité et la direction de l’audit interne, avec l’aide de la direction de la transformation en charge de la mise à jour de la cartographie des processus.
Le coordinateur de contrôle interne a pour rôle de diffuser la culture risque et contrôle au sein de sa direction, de mettre à jour les processus opérationnels dont il est responsable, de participer aux exercices de cartographie et d’évaluation des risques et des dispositifs de maîtrise des risques incluant les contrôles, de remonter les incidents opérationnels et de non-conformité, d’évaluer et de reporter les contrôles permanents ainsi que les indicateurs clés de risques opérationnels, d’émettre et de suivre des plans d’action en cas de dysfonctionnement, de participer aux instances d’animation du contrôle interne. Leur rôle fait l’objet d’une fiche de mission et un objectif annuel est défini et évalué dans le cadre des entretiens annuels.
Contrôles permanents
Les contrôles permanents de deuxième niveau sont définis selon une approche par les risques, basée sur leurs cartographies. La périodicité et la profondeur de ces contrôles sont ajustées à la criticité des risques et à leur volumétrie.
Ils s’articulent autour de :
Cartographie des risques
Le groupe Sfil surveille et maîtrise ses risques par le biais, notamment, de cartographies des risques élaborées par la direction des risques et la direction de la conformité en lien avec les directions métiers et qui permettent :
Les cartographies des risques sont mises à jour a minima annuellement. L’évaluation du DMR de l’année N tient compte des incidents reportés au titre de l’année N, ainsi que des résultats des contrôles réalisés au titre de l’année N.
Les résultats des contrôles permanents de deuxième niveau sont partagés avec les directions métiers concernées, dont les potentiels dysfonctionnements identifiés afin qu’ils puissent pour être corrigés. Le cas échéant, des plans d’action peuvent être mis en œuvre à la suite de l’analyse de la cause du dysfonctionnement pour éviter qu’il ne se reproduise. Ces actions peuvent conduire à faire évoluer les processus et les procédures contrôlés ou à redéfinir des contrôles permanents de premier et de deuxième niveaux, en collaboration avec les directions concernées, afin d’en améliorer l’efficacité.
Le dispositif de contrôle permanent s’appuie sur le dispositif de gestion des risques mis en place par la direction des risques pour l’identification des principaux risques opérationnels et de non-conformité, et pour orienter les contrôles afin d’apprécier leur degré de maîtrise, dans le cadre d’une approche par les risques.
Le dispositif de gestion des risques réalisé et mis en œuvre par la direction des risques est complémentaire du dispositif de contrôle permanent décrit ci-avant.
La direction des risques appuie, le cas échéant, via ses experts (crédit, marché, modèles internes, sécurité des systèmes d’information notamment) la direction du contrôle permanent dans la réalisation du plan unifié de contrôle permanent.
La fonction contrôle permanent de deuxième niveau est sous la responsabilité d’une unique direction au sein du secrétariat général. Elle a notamment pour objectif :
La secrétaire générale, également directrice de la conformité et déontologue, est responsable de la fonction de vérification de la conformité en application de l’article 28 de l’arrêté. La direction de la conformité assiste la secrétaire générale en définissant le cadre de gestion du risque de non-conformité. Ce cadre garantit, en tant que deuxième ligne de défense, une assurance raisonnable de maîtrise du risque de non-conformité. La direction de la conformité pilote la gestion des risques de non-conformité en s’appuyant, entre autres, sur la cartographie des risques de non-conformité qu’elle réalise (cf. tableau supra). Enfin, le contrôle permanent de conformité s’appuie sur le plan de contrôle annuel (cf. supra « Principes fondamentaux ») mis à jour en tenant compte de l’évaluation des risques de non-conformité.
La direction de la conformité s’appuie, pour l’exercice de ses missions, sur des dispositifs internes permettant la détection et la remontée des signalements, manquements, infractions ou dysfonctionnements, via :
Missions | Résultats 2025 |
|---|---|
Élaboration du plan |
|
Déclinaison du plan |
|
La fonction de contrôle périodique, qui constitue la troisième ligne de défense, est exercée par la direction de l’audit interne de Sfil. Le champ d’intervention de cette direction s’étend à l’ensemble des activités exercées par le groupe Sfil, des processus opérationnels et des systèmes sans réserve ni exception, y compris aux activités essentielles externalisées et aux techniques de lutte contre la fraude.
L’indépendance et l’efficacité de la direction de l’audit interne sont garanties, en plus du rattachement hiérarchique de l’auditeur général au directeur général, par :
Ces principes sont reflétés dans la charte d’audit interne et la charte d’inspection, approuvées par le comité des risques et du contrôle interne de Sfil, et communiquées à l’ensemble des collaborateurs de Sfil et qui rappellent les droits et devoirs des auditeurs et audités.
L’auditeur général supervise toutes les activités et tous les rapports émis par la direction. Il est aidé dans ses missions par son adjoint qui a également en charge l’équipe d’auditeurs et supervise la réalisation des missions d’audit. Par ailleurs, les auditeurs sont chacun responsables d’un domaine de référence particulier, via la participation en tant qu’observateur à certains comités de la gouvernance du groupe Sfil, la surveillance des risques et le suivi des recommandations d’audit interne à mettre en œuvre par les directions opérationnelles.
La supervision du contrôle périodique par le conseil d’administration de Sfil et par le comité des risques et du contrôle interne de Sfil repose sur un dispositif de reportings structurés et récurrents de toutes les activités de la direction de l’audit interne. Les dirigeants effectifs, et en particulier le directeur général de Sfil, désigné comme responsable de la cohérence et de l’efficacité du contrôle périodique, sont informés régulièrement et au fil de l’avancée des résultats des activités de la direction via les reportings effectués à destination du comité exécutif de Sfil et du directoire de Caffil qui en rendent compte ensuite au conseil de surveillance.
Les activités de la direction sont décrites dans un manuel des activités d’audit interne, fondé sur le cadre de référence des pratiques professionnelles de l’audit interne de l’IFACI(3) et sont cartographiées dans un processus dédié.
Missions | Réalisations 2025 |
|---|---|
Élaboration et déclinaison |
|
Élaboration et déclinaison |
|
Suivi des | Pour l'ensemble des recommandations émises à la suite des missions menées par la direction de l’audit interne et de l’inspection ou par les autorités de tutelle :
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Conformément aux articles R.513-15 et R.513-16 du Code monétaire et financier, Caffil a nommé un contrôleur spécifique. Le contrôleur spécifique est chargé de veiller au respect par la société de son objet social exclusif et de la réglementation prudentielle spécifique aux sociétés de crédit foncier. Il est un membre de la compagnie des commissaires aux comptes, nommé par le directoire.
Le contrôleur spécifique exerce les contrôles prévus aux articles L.513-23 et L.513-24 du Code monétaire et financier, Il vérifie, dans ce cadre, le respect par la société des articles L.513-2 à L.513-12 du Code monétaire et financier, des articles 5, 10 et 12 du règlement CRBF 99-10 modifié, des dispositions de l’instruction n° 2022-I-03 de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, et de l’article 129 du règlement (UE) 575/2013 modifié. Il exerce sa mission de contrôle en liaison avec les commissaires aux comptes de la société et en toute indépendance par rapport aux dirigeants de la société. Il est, de plus, responsable des conséquences dommageables, des fautes ou négligences commises par lui dans l’exercice de ses fonctions. Il a accès à toutes les informations, qu’elles soient issues des directions opérationnelles de gestion, de contrôle interne ou de l’audit interne. Ces directions ont instruction de lui fournir les informations convenues qui lui permettent de réaliser ses contrôles.
Le contrôleur spécifique émet une attestation trimestrielle portant sur le respect du ratio de couverture, la couverture des besoins de liquidité à 180 jours, le plan de couverture des ressources privilégiées, l’écart de durée de vie moyenne actif/passif, la gestion du risque de taux global et le label « obligation garantie de qualité supérieure ».
En outre, pour chaque émission réalisée par Caffil ou sur la base d’un programme trimestriel d’émission, il atteste du respect des exigences légales et réglementaires concernant le ratio de couverture du passif privilégié par les éléments d’actif, une fois réalisé le règlement de l’émission.
Il vérifie également annuellement l’existence du plan de transfert de recouvrement des créances contenant les éléments prévus par la réglementation.
Le contrôleur spécifique établit un rapport annuel sur l’ensemble de sa mission, destiné au conseil de surveillance de Caffil dont une copie est transmise à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
Compte tenu de son statut de société de crédit foncier, Caffil fait l’objet d’une supervision et de contrôles réguliers de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), de la Banque de France et de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
La direction finance et marchés financiers est responsable de la stratégie financière du groupe en lien avec les autres directions de Sfil le cas échéant. Elle détermine également les méthodes applicables dans le groupe en matière d’information comptable et financière.
L’objectif principal des comptes annuels ainsi que de l’ensemble des états financiers produits par la fonction comptable est de donner une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats d’une société. L’arrêté du 3 novembre 2014 met en avant, dans son titre comptable, que l’organisation mise en place doit garantir l’existence d’un ensemble de procédures appelé « piste d’audit ». Cette piste d’audit doit permettre de faire le lien entre toute information comptable et un justificatif d’origine, et réciproquement.
L’ensemble de ces éléments doit permettre de reconstituer, justifier et expliquer tout élément financier produit tant à des fins comptables que réglementaires. C’est ce principe qui fonde l’organisation de la fonction comptable du groupe Sfil.
La comptabilité de Caffil est réalisée par la direction comptable de Sfil, dans le cadre du mandat de gestion liant les deux sociétés.
La direction comptable de Sfil est rattachée à la direction de la planification financière et de la comptabilité de Sfil. Elle est en interaction avec de nombreuses directions au sein de Sfil, lui conférant ainsi une vision transversale sur les activités du groupe.
La direction comptable est organisée autour de quatre équipes :
La direction comptable a un rôle d’analyse et de contrôle des données comptables. Elle s’appuie notamment sur une démarche de réconciliation de ces données dans le cadre d’une approche contradictoire avec les autres équipes de Sfil, notamment le contrôle de gestion, en particulier sur l’analyse de la formation des résultats et des soldes de bilan et hors bilan des entités gérées. Cette approche est également appliquée aux données comptables qui sont rapprochées des données servant au calcul des indicateurs et déclarations prudentielles par la direction des risques.
Pour assurer sa mission, la direction comptable participe aux principaux comités qui peuvent affecter son activité et a accès à une gamme très large d’informations. Elle est pleinement intégrée dans la gestion des évolutions techniques des systèmes d’information et s’appuie sur une équipe transverse mise en place au sein de la direction technologies et organisation pour améliorer, sécuriser et pérenniser son système d’information.
Ce dispositif permet une amélioration permanente du niveau de qualité et d’efficacité des processus et de fiabilisation de l’information financière.
Le système d’information comptable du groupe Sfil permettant l’élaboration des comptes sociaux est très largement alimenté de façon automatisée par les systèmes amont qui gèrent les opérations réalisées avec la clientèle ou les contreparties de marché, ainsi que les frais généraux. La saisie d’une opération dans l’un de ces systèmes génère directement une ou plusieurs écritures comptables par l’intermédiaire de schémas comptables automatisés. Cette alimentation automatique peut être complétée par des écritures manuelles sur certaines opérations spécifiques. La synthèse de ces écritures est ensuite automatiquement obtenue au travers d’outils de publication paramétrés.
L’exhaustivité et l’exactitude des saisies sont garanties par le système de contrôle interne des services de gestion. Lorsque certaines opérations ne peuvent faire l’objet d’un suivi totalement intégré dans les outils de gestion, les contrôles mis en œuvre au sein des équipes comptables visent à revoir la traduction des effets spécifiques liés à ces opérations particulières et à éventuellement corriger leur traduction.
Un premier niveau de contrôle est effectué au sein des équipes comptables métiers, notamment via l’analyse des rapprochements des situations comptables unitaires et des inventaires de gestion, mais aussi au travers de l’analyse des rapprochements bancaires ou de la justification des comptes d’attente techniques. Ces équipes assurent par ailleurs la réconciliation des données du produit net bancaire avec les données de gestion produites par des équipes distinctes. Ce rapprochement est réalisé a minima à une fréquence trimestrielle et la cohérence d’une période à l’autre est vérifiée au travers de contrôles analytiques. Les principales évolutions doivent être expliquées. De plus, ces équipes rédigent une note de synthèse des travaux réalisés qui identifie les points nécessitant une attention particulière et les axes d’amélioration en vue des arrêtés comptables suivants. Enfin, le contrôle de gestion effectue des contrôles de cohérence sur le produit net bancaire et peut, le cas échéant, mener des analyses plus approfondies en cas d’écarts significatifs.
Afin de veiller à l’application de son plan de contrôle de deuxième niveau, la direction comptable dispose d’un outil de suivi permettant de s’assurer de l’exécution des contrôles clés. La validation des contrôles clés est réalisée par le supérieur hiérarchique du collaborateur ayant réalisé le contrôle. Cette base et les commentaires apportés aux points de dysfonctionnement rencontrés font l’objet d’une revue par le directeur comptable adjoint et le directeur de la planification financière et de la comptabilité avec les principaux responsables d’équipes comptables.
Les états de synthèse sont réalisés via un processus automatisé qui repose sur un paramétrage administré par l’équipe normes et études. Les opérations de consolidation sont intégrées dans un ensemble de développements prévus au sein du système d’information comptable du groupe Sfil. Les annexes aux comptes sociaux et les déclarations réglementaires sont produites à partir des données comptables éventuellement enrichies d’attributs de gestion. Des analyses qualitatives sont ensuite opérées au travers d’une relecture croisée des données de synthèse au sein de la direction finance et marchés financiers. Des contrôles croisés sont également exercés entre les états de synthèse et les annexes.
Les états financiers sont préparés par les directions de Sfil, notamment la direction finances et marchés financiers, la direction des risques et le secrétariat général.
Les états financiers font l’objet d’un examen particulier en cours de production et dans leur version définitive par l’un des membres du directoire de Caffil, en charge de superviser ce processus.
Le directoire de Caffil arrête les comptes annuels et semestriels au cours d’une réunion à laquelle sont présents les deux commissaires aux comptes et la direction comptable. Les principaux éléments du rapport de gestion de la période sont examinés lors d’une autre réunion. Les comptes annuels et semestriels font respectivement l’objet d’un audit et d’une revue limitée par les commissaires aux comptes.
Les rapports financiers annuels et semestriels sont présentés au comité des comptes du groupe Sfil. Ils sont également présentés par le directoire au conseil de surveillance de Caffil puis à l’assemblée générale des actionnaires.
La direction de la communication financière et extra-financière assure l’homogénéité de l’ensemble des messages diffusés relatifs à l’information financière du groupe Sfil. Elle est responsable de l’information publiée au travers des communiqués et présentations des résultats du groupe Sfil et des rapports financiers annuels et semestriels mis à disposition du public sur le site internet du Groupe. Ces derniers sont également déposés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Dans ce cadre, la direction de la communication financière, sous la responsabilité de la direction générale et du directeur finance et marchés financiers, prépare les supports de présentation des résultats et de la structure financière du groupe Sfil, permettant de fonder l’opinion des tiers sur sa performance, sa solidité financière et ses perspectives.
Le commissariat aux comptes de Caffil est exercé par un collège de deux commissaires aux comptes, commun avec celui de Sfil.
Les commissaires aux comptes participent régulièrement à l’ensemble du processus d’établissement de l’information financière dans un souci d’efficacité et de transparence.
Dans le cadre de leurs diligences, ils procèdent à l’analyse des procédures comptables et à l’évaluation du dispositif de contrôle interne en vigueur afin de déterminer leurs domaines d’intervention après avoir estimé les principales zones de risques. Lors de ces analyses, ils font part à la direction de la société des axes d’amélioration qui pourraient être mis en œuvre afin d’améliorer et de sécuriser les processus de production de l’information comptable et financière.
Ils disposent par ailleurs des documents qui leur permettent de mettre en œuvre leurs diligences. Il s’agit notamment des rapports de mission de la direction de l’audit interne, des comptes rendus des réunions du directoire et du conseil de surveillance de Caffil, des notes de traitement comptable ou de synthèse d’arrêté établies par la direction de la comptabilité.
Leurs travaux englobent également la revue de l’ensemble des conventions entrant dans le champ des conventions réglementées. Ils en assurent la transcription exhaustive et correcte au travers du rapport spécial qu’ils remettent en fin de mission légale.
L’exercice de ces diligences permet d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes de Caffil qu’ils certifient ne comportent pas d’anomalies significatives.
Les états financiers semestriels et annuels que Caffil communique à son actionnaire et au public sont complétés par un rapport de gestion. Cette information de gestion inclut notamment des éléments relatifs aux acquisitions des prêts commercialisés par les deux partenaires ou au refinancement des crédits à l’exportation. Cette information de gestion est principalement préparée par la direction de la planification financière et de la comptabilité à partir de données de gestion rapprochées avec la comptabilité. Les perspectives et les évaluations de risques intégrées dans les rapports financiers sont préparées par les directions opérationnelles ou la direction des risques. Leur exactitude est alors garantie par le dispositif de contrôle interne des directions concernées. Les commissaires aux comptes revoient également la cohérence de ces informations dans le cadre de la revue ou de l’audit qu’ils effectuent sur les chapitres « Rapport de gestion » des rapports financiers semestriels et annuels.
En application des articles L.441-14 et D.441-6 du Code de commerce, Caffil publie chaque année la décomposition du solde de ses dettes à l’égard de ses fournisseurs par date d’échéance.
Caffil a un nombre très limité de fournisseurs directs, dans la mesure où sa gestion est confiée par contrat à sa société mère, conformément à l’article L.513-15 du Code monétaire et financier.
La pratique de Caffil est de régler ses factures dès qu’elles sont comptabilisées, ainsi le solde de dettes à l’égard des fournisseurs est en principe toujours nul. La ventilation des factures reçues non réglées dont le terme est échu fin 2025 est donc la suivante :
| Factures reçues non réglées à la date de clôture de l’exercice dont le terme est échu | |||||
0 jour (indicatif) | 1 à | 31 à | 61 à | 91 jours | Total | |
(A) Tranches de retard de paiement |
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Nombre de factures concernées | - | - | - | - | - | - |
Montant total des factures | - | - | - | - | - | - |
Pourcentage du montant | - | - | - | - | - | - |
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées |
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Nombre de factures exclues | - | - | - | - | - | - |
Montant des factures exclues | - | - | - | - | - | - |
Délais de paiement de référence utilisés : légaux ou contractuels, généralement 45 jours. Les opérations de banque et opérations connexes ne sont pas incluses dans les informations sur les délais de paiement. | ||||||
En application des dispositions de l’article L.232-1 du Code de commerce, il est précisé que Caffil n’exerce aucune activité en matière de recherche et de développement.
Conformément aux dispositions de l’article 223 quater du Code général des impôts, il est précisé qu’aucune dépense ou charge non déductible visée par l’article 39-4 du CGI n’a été engagée par la société au cours de l’exercice.
Le montant des frais généraux réintégré à la suite d’un redressement fiscal définitif (article 223 quinquies, articles 39-5 et 54 quater du Code général des impôts) est nul.
Caffil n’est pas assujettie aux obligations de publication d’informations de durabilité. Sfil, société mère de Caffil, publie dans son rapport financier annuel des informations de durabilité qui couvrent également les activités de Caffil.
Les politiques de développement durable du groupe Sfil, disponibles sur le site internet de Sfil, sont également applicables à Caffil.
Situation financière | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
Capital social (en millions d’euros) | 1 350 | 1 350 | 1 350 | 1 350 | 1 350 |
Nombre d’actions | 13 500 000 | 13 500 000 | 13 500 000 | 13 500 000 | 13 500 000 |
Résultats globaux (en millions d’euros) |
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Chiffre d’affaires(1) | 371 | 676 | 1 912 | 2 262 | 1 769 |
Résultat avant charge d’impôts sur les bénéfices, dotations aux amortissements et dotations nettes aux provisions | 80 | 101 | 68 | 93 | 112 |
Charge d’impôts sur les bénéfices | (28) | (24) | (11) | (21) | (32) |
Résultat après charge d’impôts sur les bénéfices, dotations aux amortissements et provisions | 81 | 88 | 66 | 71 | 84 |
Distribution exceptionnelle | - | - | - | - | - |
Bénéfice distribué(2) | 85 | 84 | 63 | 67 | 80 |
Résultats réduits à une action (en millions d’euros) |
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Chiffre d’affaires(1) | 27,47 | 50,09 | 141,65 | 167,54 | 131,06 |
Résultat avant charge d’impôts sur les bénéfices, dotations aux amortissements et dotations nettes aux provisions | 7,98 | 9,24 | 5,85 | 6,88 | 8,32 |
Charge d’impôts sur les bénéfices | (2,04) | (1,75) | (0,80) | (1,59) | (2,37) |
Résultat après charge d’impôts sur les bénéfices, dotations aux amortissements et provisions | 6,02 | 6,52 | 4,91 | 5,22 | 6,26 |
Distribution exceptionnelle | - | - | - | - | - |
Bénéfice distribué(2) | 6,32 | 6,19 | 4,67 | 4,96 | 5,95 |
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Le présent rapport du conseil de surveillance sur le gouvernement d’entreprise présenté en application des articles L.225-68, L.225-37-4, L.22-10-10 et L.22-10-11 du Code de commerce a pour objet de rendre compte aux actionnaires de l’activité du conseil en 2025, de sa composition, des conditions de préparation et d’organisation de ses travaux. Il comprend également la liste de l’ensemble des mandats et fonctions exercés dans toute société par chaque mandataire social durant l’exercice, les informations sur la rémunération des mandataires sociaux, la politique de diversité appliquée aux membres du conseil de surveillance et des informations sur les éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique d’achat ou d’échange.
Pour l’élaboration du présent rapport, Caffil se réfère :
Le présent rapport a été établi par le conseil de surveillance de Caffil qui a réuni l’information adéquate auprès du directoire de la société et du secrétariat général de Sfil.
La structure et l’organisation opérationnelles de Caffil sont contraintes par son statut de société de crédit foncier. Elle est une société juridiquement indépendante avec son propre conseil de surveillance et son propre directoire. Cependant, afin de préserver le privilège qui bénéficie aux détenteurs d’obligations foncières et d’autres titres de ressources sécurisées, la loi a prévu que la société de crédit foncier n’aurait pas de personnel en direct et qu’elle confierait la gestion opérationnelle de ses actifs et de ses passifs à un autre établissement de crédit lié à elle par contrat (article L.513‑15 du Code monétaire et financier). En effet, les salariés jouissent d’un super-privilège en cas de redressement ou de liquidation judiciaires, alors que le contrat de gestion bénéficie du privilège de la loi sur les sociétés de crédit foncier avec les détenteurs d’obligations foncières et autres dettes privilégiées. Caffil a confié la gestion de ses opérations à Sfil depuis le 31 janvier 2013.
L’ensemble des éléments présentés est, sauf mentions spécifiques, au 31 décembre 2025.
Caffil est une société anonyme à directoire et conseil de surveillance, régie par les articles L.210-1 et suivants et L.22-10-1 et suivants du Code de commerce. Son activité est régie par les articles L.511-1 et suivants (établissements de crédit) et L.513-2 et suivants (sociétés de crédit foncier) du Code monétaire et financier.
Le Code monétaire et financier autorisant une entité à se référer au comité de gouvernance, des nominations et de la RSE et au comité des rémunérations de sa société mère pour la définition de sa politique de nomination et de rémunération, le conseil de surveillance de Caffil a décidé de ne pas créer de comités spécialisés et de s’appuyer sur ceux de Sfil. De même, le comité des comptes de Sfil, d’une part, et le comité des risques et du contrôle interne de Sfil, d’autre part, traitent également des problématiques concernant Caffil. Les documents présentant ces problématiques sont inclus dans les dossiers du conseil de surveillance, qui est également informé des débats de ces comités spécialisés concernant la société.
Une description plus détaillée de la composition, du rôle et du fonctionnement des comités spécialisés est présentée dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise du rapport financier annuel de Sfil.
| Âge | Sexe | Nationalité | Fonction | Ancienneté | Taux |
Philippe MILLS | 60 ans | Président | 13 ans | 100 % | ||
François LAUGIER | 61 ans | Vice-Président | 13 ans | 83 % | ||
Nathalie ARGOURD | 54 ans | Membre | 9 ans | 100 % | ||
Anne CRÉPIN | 56 ans | Membre | 9 ans | 100 % | ||
Cécile DEGOVE | 49 ans | Membre | 2 ans | 100 % | ||
Florent LECINQ | 50 ans | Membre | 13 ans | 100 % |
Le conseil de surveillance exerce un contrôle permanent sur la gestion de la société par le directoire. Ses membres, nommés pour quatre ans, sont désignés par l’assemblée générale en raison de leur compétence et de la contribution qu’ils peuvent apporter à la société. Un règlement intérieur précise les règles de fonctionnement du conseil de surveillance ; ses principales missions sont reprises dans le tableau ci-après.
Le conseil de surveillance se réunit au moins une fois par trimestre ; les deux commissaires aux comptes ainsi que le contrôleur spécifique de la société assistent à ces réunions. Dans des délais raisonnables pour la prise de connaissance des sujets préalablement à la réunion, le président du conseil de surveillance ou le président du directoire communique aux membres du conseil un ordre du jour ainsi qu’un dossier comportant les notes ou documents relatifs aux sujets traités. Les dossiers contenant les informations et documents transmis au conseil lui permettent d’avoir une vue claire, sincère et complète de la situation de la société, de sa rentabilité et de son évolution. Au cours des réunions du conseil, le directoire développe les points de l’ordre du jour par des commentaires et des présentations synthétiques. Le conseil émet des avis sur les choix stratégiques, fait des recommandations et, le cas échéant, demande des études ponctuelles qui font l’objet d’un suivi lors des réunions suivantes.
Principales missions du conseil de surveillance | Travaux spécifiques réalisés en 2025 |
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| Âge | Sexe | Nationalité | Fonction | Ancienneté | Taux |
Herdile GUÉRIN | 52 ans | Présidente | 6 ans | 100% | ||
Olivier EUDES | 57 ans | Directeur général | 11 ans | 91% | ||
Émilie BOISSIER | 46 ans | Membre | 3 ans | 87% | ||
Céline GOUY | 44 ans | Membre | 2 ans | 83% | ||
François-Xavier TURNAU | 44 ans | Membre | 1 an | 83% |
Mme Lan‑Anh PHAM a été remplacée par M. François‑Xavier TURNAU le 31 janvier 2025. Aucun autre changement n’est intervenu dans la composition du directoire au cours de l’exercice 2025.
Le directoire est en charge de la direction et de l’administration de Caffil. Il la représente et l’engage. À ce titre, il doit prendre l’ensemble des décisions importantes impactant l’activité et les résultats de la société. Le directoire est, par ailleurs, le premier garant du bon fonctionnement de l’ensemble du contrôle interne de Caffil (cf. la section 2.9. Informations relatives au contrôle interne du chapitre « Rapport de gestion »). Un règlement intérieur précise les règles de fonctionnement du directoire : ses principales missions sont reprises dans le tableau ci-après.
Le directoire se réunit en moyenne toutes les trois semaines. En particulier, une réunion est dédiée chaque trimestre à la préparation du prochain conseil de surveillance. Des réunions peuvent par ailleurs être tenues exceptionnellement, éventuellement par voie électronique, en fonction des sujets à traiter.
Les commissaires aux comptes sont convoqués aux séances du directoire lorsque cela est obligatoire, notamment lors de l’examen des comptes annuels et semestriels. En fonction des questions inscrites à l’ordre du jour, la présidente du directoire peut décider, notamment sur proposition d’un membre du directoire, de convier toute personne qu’elle jugerait utile à présenter un dossier ou à éclairer les discussions préparatoires aux décisions.
Principales missions du directoire | Travaux spécifiques réalisés en 2025 |
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En application de l’article L.225‑37‑4 1° du Code de commerce, figurent ci‑après les mandats et fonctions exercés, au cours de l’exercice 2025, par chaque mandataire social de Caffil en fonction pendant ledit exercice. Par ailleurs, la notion de Groupe utilisée ci-après dans le cadre des biographies fait référence au groupe Sfil, comprenant Caffil et sa maison mère, Sfil.
Les membres du conseil de surveillance de Caffil sont tous salariés de Sfil, hormis le président du conseil de surveillance qui est mandataire social de Sfil. Ce sont des membres du comité exécutif ou des directeurs de Sfil. De plus, le président du conseil de surveillance de Caffil est également administrateur et directeur général de Sfil.
Philippe MILLS Directeur général de Sfil Né le 4 novembre 1965 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : 27 mai 2025-2029 Date du 1er mandat : 31 janvier 2013 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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François LAUGIER Directeur général adjoint de Sfil Né le 24 octobre 1964 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 31 janvier 2013 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Nathalie ARGOURD Directrice développement SPL coordination métiers développement durable de Sfil Née le 28 février 1971 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 30 mai 2017 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Anne CRÉPIN Directrice du crédit export de Sfil Née le 2 mars 1969 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 30 mai 2017 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Cécile DEGOVE Secrétaire générale - Directrice juridique et conformité de Sfil Née le 30 avril 1976 – Nationalité française | ||
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Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 15 février 2024 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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MANdats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Florent LECINQ Directeur finance et marchés financiers de Sfil Né le 21 octobre 1975 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 25 février 2013 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Herdile GUÉRIN Directrice de la coordination Caffil au sein de Sfil Née le 16 juillet 1973 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 18 mars 2020 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Olivier EUDES Directeur ALM et marchés financiers de Sfil Né le 3 septembre 1968 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 27 mai 2015 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Émilie BOISSIER Directrice middle-office et portefeuille crédit export de Sfil Née le 10 décembre 1979 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 8 septembre 2022 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Céline GOUY Directrice corporate center risques de Sfil Née le 8 mai 1981 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 1er novembre 2023 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Thi Lan Anh PHAM (jusqu’au 31 janvier 2025) Gestionnaire pilote ALM liquidité et change de Sfil Née le 23 janvier 1984 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 31 janvier 2021 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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François-Xavier TURNAU (depuis le 31 janvier 2025) Directeur des opérations secteur public local de Sfil Né 8 avril 1981 – Nationalité française | ||
Dates de début et de fin de mandat : Date du 1er mandat : 31 janvier 2025 | Adresse professionnelle : Sfil | |
Biographie |
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Mandats et fonctions EXERCÉS AU COURS DE L’EXERCICE | ||
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Mandats AYANT EXPIRÉ AU COURS DES CINQ DERNIÈRES ANNÉES | ||
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Le conseil de surveillance et le directoire s’assurent que leurs membres disposent individuellement et collectivement des connaissances, des compétences et de l’expérience suffisantes pour exercer leurs fonctions. Pour ce faire, ils s’appuient sur le comité de gouvernance, des nominations et de la RSE de Sfil. Le comité de gouvernance, des nominations et de la RSE de Sfil mène ainsi une analyse lors de chaque nomination d’un mandataire social de Caffil à partir d’un dossier et d’une grille d’analyse recensant les principaux domaines de compétences que souhaite réunir le conseil de surveillance ou le directoire en son sein. Il s’agit d’une appréciation individuelle tout en considérant la compétence collective du conseil ou du directoire. Les nominations sont approuvées par le superviseur européen ou par l’ACPR au travers de l’analyse Fit & Proper.
Les compétences collectives des membres du conseil de surveillance sont détaillées ci-après:
Un plan de formation pluriannuel a été mis en place pour l’ensemble des administrateurs du groupe Sfil. Les mandataires sociaux de Caffil bénéficient également de ces formations. Les formations dispensées en 2025 ont porté sur la gestion des risques, les risques climatiques et cyber, le développement durable, le dispositif de conformité, anti-corruption et abus de marché ainsi que sur l’intelligence artificielle. Par ailleurs, l’ensemble des administrateurs dispose d’une documentation régulièrement mise à jour sur la plateforme qui leur est réservée.
En matière de gouvernance, Caffil met en œuvre les recommandations du Code Afep-Medef, avec toutefois certains écarts compte tenu des spécificités liées à son statut et à son actionnariat. Les principales mesures en écart entre la gouvernance de la société et les dispositions du Code Afep-Medef sont les suivantes :
Recommandations du Code | Commentaire |
|---|---|
Recommandation 10.3 – | L’absence de membres indépendants au conseil de surveillance relève d’un choix tant de Sfil, actionnaire de Caffil, que de la Caisse des Dépôts et de l’État, actionnaires de Sfil, compte tenu du statut et du rôle dévolu à Caffil au sein du groupe Sfil. Cependant, les comités spécialisés (comité des risques et du contrôle interne, comité des comptes, comité de gouvernance, des nominations et de la RSE et, comité des rémunérations) du conseil d’administration de Sfil, qui agissent également pour le compte de Caffil et informent le conseil de surveillance de Caffil, comportent des membres indépendants. |
Recommandation 12.3 – | La possibilité de la tenue d’une executive session annuelle à l’issue de l’une des réunions du conseil de surveillance figure dans le règlement intérieur du conseil de surveillance et demeure optionnelle (non utilisée en 2025). |
Recommandation 15.2 – | Le renouvellement en bloc du conseil de surveillance (à l’exception d’un membre) résulte de l’historique de la société et de la stabilité du nombre de membres. |
Recommandation 24 – | Cette disposition n’est pas applicable pour Caffil dont l’actionnariat est décrit précédemment (détention et contrôle à 100 % par Sfil, sa maison mère) et dont les actions ne sont pas cotées. |
Au cours de l’exercice 2025, Caffil n’a pas versé de rémunération aux mandataires sociaux qui sont des salariés de Sfil et qui exercent leur mandat sans rémunération spécifique, hormis le président du conseil de surveillance qui est également mandataire social de la société mère et ne perçoit de rémunération qu’au titre de ce dernier mandat. Il est rappelé que Caffil ne dispose pas de comité des rémunérations et qu’il est fait référence au comité de gouvernance, des nominations et de la RSE et au comité des rémunérations existant au niveau de sa société mère, Sfil.
Les commissaires aux comptes de Caffil sont :
63, rue de Villiers – 92200 Neuilly-sur-Seine
Société représentée par Ridha BEN CHAMEK, associé
Renouvelé par l’assemblée générale mixte du 24 mai 2023 jusqu’à l’issue de l’assemblée appelée à statuer sur les comptes de l’exercice à clore le 31 décembre 2028.
Tour Eqho – 2, avenue Gambetta – 92066 Paris-La Défense Cedex
Société représentée par Jean-François DANDÉ, associé
Renouvelé par l’assemblée générale mixte du 24 mai 2023 jusqu’à l’issue de l’assemblée appelée à statuer sur les comptes de l’exercice à clore le 31 décembre 2028.
5-7 rue des Italiens – 75009 Paris
Renouvelé par le directoire du 5 décembre 2022 pour une durée de quatre ans à compter du 1er janvier 2023
Représenté par Martine LECONTE
Suppléant : Ratana LYVONG
Les actions de la société n’étant pas cotées et les titres émis (obligations foncières) par la société ne donnant pas accès au capital, il n’y a pas lieu de donner d’information spécifique par rapport aux dispositions de l’article L.22-10-11 du Code de commerce. Par ailleurs, la composition du capital est précisée ci-après.
Le capital social est actuellement fixé à 1 350 000 000 euros divisés en 13 500 000 actions nominatives, de 100 euros de valeur nominale chacune. Il n’existe aucun autre titre donnant accès au capital de Caffil.
Sfil détient la totalité du capital de Caffil à l’exception d’une action qui a fait l’objet d’un prêt de consommation d’action au profit d’une personne physique membre du conseil de surveillance.
Le droit de vote attaché aux actions est proportionnel à la quotité de capital qu’elles représentent, selon les dispositions de l’article 31 des statuts. Chaque action donne droit à une voix. Chaque membre de l’assemblée a autant de voix qu’il possède et représente d’actions, tant en son nom personnel que comme mandataire.
Aucune opération n’a été portée à la connaissance de Caffil (cf. article 223-26 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers).
Aucune convention telle que visée à l’article L.225-37-4 2° du Code de commerce n’est à mentionner.
Le conseil de surveillance a exercé, en application des dispositions de l’article L.225-68 du Code de commerce et des statuts, les vérifications et contrôles qui ont été estimés nécessaires dans le cadre de sa mission de surveillance de la gestion de Caffil par le directoire.
À ce titre, le Conseil a notamment examiné les comptes annuels de l’exercice 2025 qui lui ont été présentés par le directoire, conformément à la loi.
Il a également examiné le rapport de gestion du directoire portant sur l’activité de Caffil au cours de cet exercice.
Le rapport de gestion du directoire et les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025 n’appellent pas d’observation particulière de sa part. Le conseil de surveillance remercie le directoire pour les actions entreprises et les résultats obtenus au cours de l’exercice clos le 31 décembre 2025.
Du fait de sa nature d’émetteur d’obligations garanties, les risques autorisés pour Caffil sont restreints dans des limites étroites. Une distinction a été établie entre risques compatibles et risques non compatibles avec le cadre légal et réglementaire des sociétés de crédit foncier et avec les spécificités des statuts et de l’agrément de Caffil.
La démarche générale validée par le directoire de Caffil et exécutée au sein de chaque direction de Sfil en charge des opérations concernées consiste donc :
Le groupe Sfil a mis en place un dispositif complet de gestion des risques visant à :
L’appétit aux risques du groupe Sfil est défini par la direction générale et le comité des risques de Sfil. Il est approuvé par le comité des risques et du contrôle interne de Sfil, qui agit également pour le compte de Caffil, et validé in fine par le conseil d’administration de Sfil et le conseil de surveillance de Caffil.
Le cadre d’appétit aux risques est formalisé par des indicateurs faisant l’objet d’un suivi trimestriel par le comité des risques et du contrôle interne de Sfil, définis pour chaque domaine de risque. La plupart de ces indicateurs sont assortis de niveaux à surveiller ou à respecter. En cas de non-respect des limites, un dispositif de remontée de l’information et de correction est prévu.
Le directeur des risques présente la revue trimestrielle des risques au comité des risques et du contrôle interne de Sfil. Celle-ci expose une vue synthétique des principaux risques du groupe Sfil et de leur évolution au cours du trimestre écoulé ainsi que des évolutions réglementaires du trimestre. Les éléments spécifiques à Caffil sont présentés par le directoire au conseil de surveillance.
Des précisions sont apportées sur les méthodes d’évaluation des risques dans les sections détaillant les différents risques.
La gouvernance de Caffil est détaillée dans le chapitre « Rapport sur le gouvernement d’entreprise ».
La direction des risques, qui gère les risques pour le compte du groupe Sfil, s’appuie sur des comités internes transversaux :
Des comités spécialisés existent pour les risques de crédit, de bilan et de marché ainsi qu’opérationnels. Ils sont détaillés dans les sections dédiées. La présidente du directoire de Caffil est membre du comité des risques et des principaux comités mentionnés ci-dessus.
Le risque de crédit correspond au risque encouru en cas de défaillance d’une contrepartie ou de contreparties considérées comme un même groupe de clients. Caffil est exposée au risque de crédit lié à son portefeuille de prêts et titres, y compris son portefeuille de trésorerie, et de produits dérivés. Le portefeuille de Caffil est principalement composé d’expositions envers des emprunteurs publics. La grande majorité des actifs (plus de 90 %) est concentrée en France, soit via une exposition directe, soit via le bénéfice de la garantie octroyée sur prêts finançant les grands contrats export. La capacité de ces emprunteurs à honorer leurs obligations de paiement peut être influencée par leur niveau d’endettement, leurs obligations de dépenses sociales, les taux d’intérêt, la collecte de leurs recettes fiscales, ainsi que par les transferts de subventions en provenance des gouvernements centraux, certains de ces éléments pouvant être affectés par une détérioration des conditions économiques générales. Des évolutions défavorables des conditions financières, économiques et fiscales en France pourraient également avoir des conséquences pour les emprunteurs du secteur public français. Néanmoins, le secteur public local est très peu sensible aux variations de l’environnement économique.
Le risque de contrepartie afférent aux opérations de marché est traité dans la section 4.2.2 Risque de contrepartie.
Dans le cadre de sa fonction de surveillance du risque de crédit, la direction des risques de crédit est notamment en charge des missions suivantes :
La gouvernance de la gestion des risques de crédit s’articule autour des comités spécialisés suivants :
Les mesures du risque de crédit se fondent principalement sur des systèmes de notation interne homologués. La note interne correspond à une évaluation du niveau de risque de défaut de la contrepartie, exprimée sur une échelle de notation interne, et est un élément clé dans le processus d’octroi de crédit. Les notations des contreparties sont revues au moins une fois par an.
Dans le cadre des prêts acquis par Caffil ou des prêts de refinancement accordés à Sfil, des contrôles sur les risques de crédit et l’éligibilité de ces actifs à une société de crédit foncier sont exécutés avant l’origination : une analyse préalable de la contrepartie est réalisée par la direction des risques de crédit de Sfil. Les prêts qui ne satisfont pas aux critères de qualité de crédit et d’éligibilité de Caffil ne peuvent pas être transférés à son bilan. Ces critères d’éligibilité sont strictement encadrés par la loi et par des politiques de gestion internes.
De plus, dans le cas du partenariat avec La Banque Postale, avant chaque acquisition de prêts par Caffil, une nouvelle analyse des crédits est réalisée. Caffil peut alors refuser, avant le transfert à son bilan, tout prêt qui ne correspondrait plus à ses critères.
Le back-office de Sfil effectue des contrôles permanents quotidiens sur l’éligibilité de l’encours.
Ces contrôles sont normés par des procédures.
Par ailleurs, le contrôleur spécifique procède à une vérification a posteriori, approfondie et régulière de l’éligibilité des actifs de Caffil.